Invitation presse : Le cinéma peut-il encore sauver le monde ? - rencontre entre professionnels
Quel rôle les cinéastes engagés peuvent-ils jouer dans un monde où la démocratie et la liberté d'expression sont de plus en plus menacées ? C'est autour de cette question que la Banque Triodos réunit les professionnels du cinéma ce 5 mars prochain de 12h à 15h à Bruxelles.
Le cinéma peut-il encore sauver le monde ? C'est la question que Philippe Reynaert (expert cinéma et ancien directeur général de Wallimage), Serge Nagels (Kankouran (2001) et Martine Barbé (Image Création.com) ont posée à une vingtaine de collègues cinéastes, dont Costa-Gavras, Robert Guédiguian (Les neiges du Kilimandjaro, La ville est tranquille) et Maria de Medeiros, à travers leur documentaire « Le cinéma peut-il encore sauver le monde ? ».
Jeudi 5 mars - de 12:00 à 15:00 au Silver Square Bailli, Avenue Louise 231, 1050 Bruxelles
Ils ont réalisé ensemble le documentaire "Le cinéma peut-il encore sauver le monde - Paroles de Festivals" sur le rôle du cinéma dans le contexte géopolitique actuel afin d'interroger la place du politique dans l'audiovisuel contemporain. Les réalisateurs souhaitent alimenter le débat et encourager de nouveaux films et séries politiquement engagés.
La force du cinéma belge
Ce 5 mars, la projection sera suivie d'une séance de questions-réponses entre le public, les réalisateurs du documentaire, la scénariste Fadette Drouard et le réalisateur flamand Nic Balthazar. Ce dernier avait réalisé un film qui a changé le regard des gens sur l'autisme, un film engagé sur l'euthanasie, qui a eu un échos jusqu'au Parlement français, ou encore Duty of Care, sur le procès climatique intenté à Shell.
Nic Balthazar : « Le dicton américain dit : « Si vous voulez envoyer un message, utilisez Federal Express. » Chez nous aussi, on entend partout dans les salles de réunion que le public veut de la légèreté. Et cela se voit aussi dans les films et les séries que les gens regardent le plus. Mais quand on y investit autant d'argent et d'efforts, ne pourrait-on pas y mettre un peu plus que du simple divertissement ? D'autant plus que c'est justement là que nous excellons. Pour un petit pays, nous produisons en effet beaucoup de séries et de films appréciés à l'international, qui tirent justement leur force du fait qu'ils ne sont pas un énième film d'aventure. Nous n'allons tout de même pas abandonner cela pour quelque chose où Hollywood est de toute façon meilleur ? »
Le cinéma, force de changement pour Triodos
La Banque Triodos a déjà soutenu plus de 200 projets de films au total. Depuis 2018, Triodos a déjà financé 200 films et documentaires par le biais d'un pré-financement de subisdes ou de créances. Ce crédit permet aux équipes de production de commencer le tournage, en attendant de recevoir les financements des autorités publiques ou organismes financiers. Triodos finance des films qui créent de l'emploi en Belgique et qui osent aborder de manière réaliste des thèmes moins connus ou des sujets sensibles.
« Le cinéma offre au public la possibilité de voir les choses sous un autre angle et donne ainsi un nouvel élan au débat social », explique Béatrice Gilmont, experte en crédit pour le secteur du cinéma chez Triodos.
Informations pratiques :
📅 Jeudi 5 mars – Entre 12h et 15h – dîner avant et boisson après inclus
📍 Silver Square Bailli, avenue Louise 231, 1050 Bruxelles
Contact presse:
An Cherlet