6 Belges sur 10 accordent de l'importance à la durabilité, seuls 2 sur 10 savent ce que leur banque fait de leur argent

  • Les Belges ne sont pas conscients de l'impact que leur épargne a, selon une étude de la Banque Triodos Belgique
  • L’émergence d’une nouvelle crise énergétique rappelle la nécessité d'une vision à long terme

 

63 % des Belges accordent toujours de l'importance à la durabilité dans le choix de leurs produits financiers. Mais seul un sur cinq (19 %) affirme savoir exactement ce que sa banque fait de son argent. C'est ce qui ressort d'une étude indépendante menée à la demande de la Banque Triodos Belgique1. En 2026 et dans une période d'incertitude géopolitique et de risques climatiques, il est plus important que jamais que les clients soient conscients du rôle que leur banque a, estime la Banque Triodos. « Investir dans des entreprises rentables à court terme mais dont le coût pour la société est important n'est pas viable à long terme. Cela signifie parfois d’aller à contre-courant mais nous assumons cela chez Triodos », explique Thomas van Craen, directeur général de Triodos Bank Belgique.

 

Ecart entre convictions et comportement

Alors que la durabilité constitue un critère important dans les choix financiers de 63 % des Belges, l'étude indépendante commandée par Triodos montre que cette conviction ne se traduit pas toujours dans les comportements. Environ un tiers des personnes interrogées (29 %) indiquent que la durabilité est plus importante pour elles qu'il y a cinq ans. Pourtant, dans la pratique, elle s'avère rarement être un facteur déterminant dans le choix d'une banque et de produits financiers. Invités à établir un top 5 des critères les plus importants dans le choix d'une banque, seuls 16 % des personnes interrogées citent la durabilité dans ce top 5. La transparence en matière d'investissements et de gestion d'entreprise n'obtient guère mieux. Pour six personnes sur dix (64 %), ce sont les coûts et les tarifs qui priment. ​

Manque de connaissances

La notion de « banque à impact » ou « banque durable » reste également vague pour beaucoup : seuls 36 % en ont déjà entendu parler. Ce constat rejoint une autre conclusion de l'étude : le manque de connaissances. Seuls 19 % des Belges déclarent avoir une bonne ou très bonne connaissance de ce que leur banque fait avec leur argent. 47 % indiquent ne pas être bien informés à ce sujet et 12 % déclarent même ne pas savoir du tout ce qu'il advient de leur épargne. Fait particulièrement marquant : un quart des personnes interrogées pensent que les banques « laissent simplement leur argent dormir » et n'en font rien. ​

« L’argent n’est pas neutre. Les gens veulent que leur épargne ait un impact mais ils ne savent souvent pas précisément comment les banques font travailler cet argent. C’est pourquoi il est nécessaire que les citoyens s’informent et que les banques expliquent en toute transparence dans quoi elles investissent l’argent de leurs clients » , déclare Thomas van Craen, Managing Director de Triodos Belgique.
« Dans ce contexte, l’émergence du « greenhushing » est un phénomène préoccupant. Passer sous silence les engagements en faveur de la durabilité risque de ralentir la transition. Chez Triodos, c’est clair : lorsque nous envisageons de financer une entreprise, nous appliquons des critères d’exclusion, voire une tolérance zéro pour certaines activités. Ces exigences minimales (Minimum Standards) garantissent à nos clients que nous ne finançons aucune activité dans le secteur des énergies fossiles et de l’énergie nucléaire. Les industries de l’armement et du tabac sont également exclues. L’année dernière, Triodos a accordé 1,1 milliard d’euros de nouveaux crédits à des entreprises qui soutiennent la transition, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’alimentation, des matières premières, des projets sociaux et du bien-être. »

Manque de confiance et rendement comme obstacles

Le manque d'informations alimente également le scepticisme. Un cinquième (21 %) des Belges déclarent douter de la durabilité réelle des produits dits durables. En outre, 16 % pensent que la finance durable serait moins rentable.

« Nous constatons que la propension à épargner ou investir de manière durable est nettement plus élevée chez les personnes qui comprennent bien ce que les banques font de l’argent de leurs clients. Mais cela reste un défi à expliquer de manière compréhensible, dans les limites des obligations légales. La réglementation actuelle est complexe et technique. La réglementation européenne SFDR prévoit par exemple différentes catégories de produits financiers. Chez Triodos, tous nos produits d’investissement relèvent de la catégorie de durabilité la plus exigeante, à savoir l’article 9 », explique Thomas van Craen.

Chiffres sur l’épargne et l’investissement durable en Belgique

Selon la Banque nationale de Belgique, les Belges disposent d'un montant record d'épargne : en 2025, les comptes d'épargne réglementés belges affichaient un total de 301,87 milliards d'euros.

La dernière étude Ersis2 du Forum Ethibel montre que la part de l’épargne durable est restée stable ces dernières années, à moins de 1 % (0,74 %) du montant total de l’épargne belge. En 2024, celle-ci s’élevait à 2,7 milliards d’euros au total. Par ailleurs, les Belges ont investi au total 156 milliards d’euros dans des fonds « durables » en 2024. Le poids relatif de l’investissement durable a ainsi diminué. De même, le nombre de fonds relevant du label « article 9 » le plus strict et investissant directement dans des projets durables, tels que les énergies renouvelables, l’environnement ou l’eau, a baissé pour atteindre à peine 6,6 %

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Mythe 1: « Mon argent placé en banque ne sert à rien, il reste simplement immobilisé »

Ce n'est pas vrai. Les banques utilisent l'épargne pour octroyer des crédits, par exemple à des PME locales ou à de grandes industries, et pour permettre des investissements. Elles contribuent ainsi à déterminer quels secteurs se développent. La destination de votre argent a donc bel et bien un impact. C'est précisément dans un contexte d'incertitude géopolitique, ou d'une nouvelle crise énergétique et de risques climatiques qu'il est plus important que jamais que l'argent contribue à des solutions qui réduisent les coûts à long terme et nous offrent davantage d'autonomie.

Mythe 2: « La finance durable rapporte moins »

Durabilité et rendement ne s'excluent pas. Investir de manière durable signifie avant tout prendre en compte les risques à long terme, comme la dépendance énergétique, le changement climatique et la pénurie de matières premières. La finance durable ne repose donc pas sur une logique de profit rapide, mais sur un choix visant à renforcer la résilience à long terme. Sur le long terme, les stratégies intégrant les critères ESG offrent toujours un fort potentiel de rendements compétitifs, voire supérieurs. C’est surtout en période de crise que les entreprises ancrées localement et disposant d’une chaîne de valeur solide et durable s’en sortent bien.

Mythe n° 3 : « La durabilité est avant tout un argument marketing »

La méfiance naît lorsque les organismes n’expliquent pas clairement ce qu’ils financent et ce qu’ils ne financent pas. La transparence concernant les secteurs exclus, les critères de sélection et les projets financés est donc essentielle. Chez Triodos, c’est très clair : la banque finance exclusivement des entreprises et des projets durables, actifs par exemple dans le secteur social, les énergies renouvelables, l’économie circulaire ou l’agriculture et l’alimentation durables. Tous les produits d'investissement relèvent de la catégorie de durabilité la plus stricte, « vert foncé » ou « article 9 ». Les clients peuvent aussi voir où va concrètement leur argent sur la page web « à quoi sert votre argent »

Sources :

1 Enquête réalisée par Profacts auprès de 1 000 Belges en octobre 2025.

2 https://www.forumethibel.org/en/publications/ersis-studies

 

Contact presse:

An Cherlet

Head of Corporate Communications, Triodos Bank Belgium

 

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À propos de la Banque Triodos

À propos de la Banque Triodos

Fondée en 1980, la Banque Triodos est devenue un chef de file en matière de banque durable au niveau international. La Banque Triodos est une banque indépendante qui promeut un exercice durable et transparent du métier de banquier. Elle considère qu’il n’y a aucune dichotomie entre le fait de privilégier les hommes et l’environnement et un rendement financier correct. Elle estime, au contraire, que ces deux approches se renforcent mutuellement sur le long terme.

La Banque Triodos exerce des activités bancaires aux Pays-Bas, en Belgique, au Royaume-Uni, en Espagne, en Allemagne et en France, ainsi que des activités de gestion d'actifs basées aux Pays-Bas mais opérant au niveau mondial. 

La Banque Triodos est cofondatrice de la Global Alliance for Banking on Values, un réseau de 70 banques durables. Ensemble, ces banques entendent faire croître significativement la banque durable et son impact sur l’économie réelle. 

Triodos Bank NV détient une licence bancaire complète et est enregistrée auprès de la banque centrale néerlandaise (De Nederlandsche Bank NV) et de l’autorité néerlandaise des marchés financiers. Elle est enregistrée auprès de la FSMA (Autorité des services et marchés financiers) en tant qu’établissement de crédit étranger disposant d’une succursale en Belgique.

Les informations les plus récentes concernant la Banque Triodos sont disponibles sur le site web www.triodos.com.

Pour en savoir plus sur l’ensemble des projets de crédit de la banque, rendez-vous sur le site www.triodos.be/fr/a-quoi-sert-....

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